Le troupeau en croisière

La taille du troupeau, de race Lacaune, est toujours conséquente, dépassant la centaine de têtes pour atteindre jusqu’à 400 têtes en cas de monoproduction. La production est réalisée par plusieurs lots d’agnelage selon les besoins de l’acheteur. En troupeau spécialisé, les mises bas peuvent dépasser 4 par an. La production laitière est importante, largement au dessus des 20 000 litres annuels. Le taux de brebis mises à la traite est élevé (90 %) et le litrage par tête dépasse 200 litres. La productivité numérique est élevée. Les agneaux sont souvent engraissés et vendus en lourd. Les agnelles sont sélectionnées dans le troupeau. Le recours à l’insémination est fréquent.

Les surfaces

Les prairies temporaires et permanentes constituent l’essentiel des ressources fourragères. Y sont adjoints des fourrages annuels de type sorgho fourrager ou ray-grass italien. Les prairies sont fauchées et (ou) pâturées. L’exploitation est largement autonome pour la ration distribuée. Elle récolte une quantité de foin importante et pratique la culture de céréales.

L'alimentation

L’alimentation est pour une bonne part assurée par la pâture des prairies. Les animaux sortent plus de la moitié de l’année. Compte tenu de la nécessité d’assurer un niveau de production plutôt élevé, la ration distribuée est soutenue, tant pour l’aliment grossier (foin essentiellement), que pour les concentrés. La tendance actuelle est à la diminution de la ration de concentré au profit de l’apport fourrager.

La main d'oeuvre

La main d’œuvre nécessaire varie selon la taille de l’atelier. Une personne seule peut assurer la conduite d’un atelier de diversification d’une centaine de têtes. En cas de taille plus importante ou de monoproduction, il faut compter sur 1,5 ou 2 unités de main d’œuvre.

Les bâtiments et équipements

Afin de gérer au mieux la main d’œuvre, les équipements doivent être adaptés à la taille du troupeau pour faciliter les tâches quotidiennes: gestion des différents lots, distribution des aliments. Il faut une salle dédiée à la traite, un tank à lait, et souvent du matériel de transport, le client n’assurant pas toujours la collecte.

Commercialisation et valorisation

La totalité de la production est commercialisée en lait cru à une laiterie. Le prix de base est toujours du domaine de la contractualisation entre l’éleveur et l’artisan fromager. Le prix payé inclut les primes liées à la qualité du lait, éventuellement la prise en compte du transport si ce dernier est réalisé par l’éleveur.

Variantes du système