
Le troupeau en croisière
Il comprend une centaine de têtes parfois moins (50 à 70) souvent de race Lacaune. La production est réalisée par 2 lots d’agnelages (automne et printemps) qui permettent une vente répartie sur l’année. Une seule période de mise bas en un lot unique de printemps est aussi pratiquée. Le recours à l’insémination artificielle est d’un usage courant. La production laitière, 16 000 à 20 000 litres, est atteinte grâce à une productivité par brebis à la traite de 180 à 300 litres. Le taux de brebis mises à la traite correspond à 85 % de l’effectif moyen. La productivité numérique est rarement supérieure à 150 %. Les agneaux sont vendus à 1 mois en léger. Le taux de renouvellement est important : 20 % à 30 %. Les agnelles sont luttées entre 7 et 9 mois en naturel à l’automne ou par synchronisation au printemps.
Les surfaces
Les surfaces utilisées comprennent de 8 à 15 ha de prairies, en général à bon potentiel. S’y rajoutent des parcours de proximité de dimension et de qualité très variables. L’exploitation est généralement dépendante de l’extérieur pour la ration distribuée : elle ne produit pratiquement pas de céréales, et l’essentiel des surfaces fourragères est consacré à la pâture, même si une partie de la SFP peut être fauchée.
L'alimentation
L’alimentation est pour une bonne part assurée par la pâture des prairies, complétée parfois de manière conséquente par des parcours. Les animaux sortent plus de la moitié de l’année. La ration distribuée est constituée annuellement par :
La main d'oeuvre
Pour fonctionner correctement, le système nécessite 2 personnes qui se répartissent les tâches. L’astreinte est importante, liée à une transformation et une commercialisation permanentes. Les principales pointes de travail correspondent aux périodes d’agnelage et aux pics de lactation qui les suivent.
Les bâtiments et équipements
Il n’y a pas de spécificité particulière, tous types de bâtiments et d’équipements peuvent se rencontrer. La surface en bâtiment réservée à la brebis est largement supérieure à celle qui est recommandée pour une brebis viande.
Commercialisation et valorisation
La commercialisation est marquée :
La valorisation du produit, ramenée au litre transformé, s’établit entre 3 € et 3,60 €.
Variantes du système